Actualités

Un peu de poésie 

Par ORNELLA SIMON, publié le mardi 29 novembre 2022 12:50 - Mis à jour le mardi 29 novembre 2022 13:00
ghanima.jpeg
Les élèves de seconde 2 coloration "ouverture au monde" encadrés par Mesdames GRIVOT, CHIPILOFF et SIMON ont eu la chance de rencontrer une poétesse algérienne, d'origine kabyle, vendredi 25 novembre au CDI. 

Cette rencontre a été rendue possible grâce au soutien du C.F.B. (Centre de la Francophonie de Bourgogne) qui met en lumière des auteurs francophones du monde entier. 

La poétesse, Ghanima AMMOUR, qui se définit d'une certaine manière comme une "rebelle," a été contrainte de quitter son pays d'origine pour s'installer en France pour des raisons politiques. 

Elle parle de son pays, l'Algérie, à la fois avec nostalgie et amertume. Elle regrette le musèlement encore actuel des artistes dans son pays natal ; elle a évoqué avec une émotion pudique les vagues d'attentats des années 90 en Algérie, l'assassinat de ses cousins et de nombreux artistes. Encore récemment, elle racontait qu'un artiste algérien s'était fait tuer à cause de ses créations artistiques qui furent mal comprises d'un fanatique religieux. 

Ghanima AMMOUR, énarque dans une ancienne vie, a préféré l'écriture pour libérer ses traumatismes à une carrière politique toute tracée. Elle a expliqué aux élèves avoir hérité de traumatismes familiaux mais également de traumatismes culturels liés à l'Algérie. 

La rencontre s'est achevée sur une lecture émouvante de l'un de ses poèmes : "Je suis une transplantée". 

Elle a conclu sur la métaphore de l'arbre ; en disant aux élèves que chacun d'entre nous possédait des racines et que ces dernières seraient toujours les mêmes où que l'on soit, où que l'on aille. Ghanima AMMOUR refuse de dire qu'elle est une exilée mais explique se sentir chez elle partout où elle va.